Journée d’étude Convergences : Design, sciences et artisanat du verre
Le 11 janvier 2021, nous avons organisé la journée d’étude « Convergences, design sciences et artisanat du verre ».
Centrée sur les artisanats du verre, ce fut l’occasion d’aborder des questions fondamentales dans notre pratique du design, à savoir la place du designer dans l’écosystème art/science mais aussi vis à vis des techniques et du sensible.
Nous remercions tout particulièrement les différents intervenants pour ces échanges riches et passionnants.
Le programme ainsi que toutes les interventions sont visibles ici.
Workshop TALM
Le Mans
Du 07 au 09 décembre 2020
Workshop autour de la cémentation avec les professeurs de la section design computationnel et mécatronique Felix Agid et Ianis Lallemand .
Pendant 3 jours, les étudiants de 2ème et 3ème année ont eu une introduction à la technique manuelle qu’ils ont par la suite expérimenté avec un bras robotisé.
L’enjeux de ces expérimentations était de réfléchir sur les effets de matière possibles avec une matière première visqueuse et imprévisible, générer des motifs par algorithmes tout en prenant en compte les contraintes liées à l’outil robotisé.
Ils ont pu se confronter à des questionnements liés à la méthodologie et à l’analyse des effets de surface.
Le 11 janvier 2021, les étudiant ont présenté le fruit de leur travail lors de la journée d’étude « Convergences, Design, sciences et artisanat du verre ».
Interstices Collective
Le collectif Interstices est né de la volonté de faire vivre la technique de la cémentation au regard d’une production contemporaine. En tant que designers attachées à des valeurs humanistes et de partage, nous nous considérons comme des intervalles de porosités, permettant de créer des liens entre acteurs et disciplines.
Ce projet a été pensé comme un espace de visibilité, de partage et de rencontres sur le principe du libre-savoir autour de cette technique.
Au cours de son projet de diplôme de l’ENSCI sous la direction de Pierre Charpin, Baptiste Meyniel développe une démarche empirique en s’interrogeant tour à tour sur la mise en mouvement du regard, sur la mise en forme par l’outil, sur ce que la matière dessine et sur ce que l’on projette dans la matière.
De ce processus, et dans un rapport étroit au mouvement et au geste, découleront trois propositions : des outils à dessin, des formes libres et des lampes. Aujourd’hui, il poursuit sa recherche au sein du programme doctoral SACRe à l’EnsadLab. En résidence a CIRVA, il mène un projet qui se veut le résultat d’un dialogue entre le dessin et les savoir-faire des artisans verriers.
Sophie Larger explore des domaines variés allant du design d’objets à la scénographie jusqu’à des interventions artistiques participatives. La relation sensorielle à l’espace et l’économie de matière (en privilégiant l’usage de matériaux de récupération) sont au centre de ses préoccupations.
Elle interroge aussi les territoires et les rencontres, ce qui fait lien. L’échange autorisant à ouvrir des frontières pour expérimenter et produire de nouvelles formes, elle s’associe volontiers à d’autres designers, artistes ou chorégraphes pour développer des projets de recherche interdisciplinaires créant des liens inattendus et singuliers.
Elle fait partie du collectif EnLien avec Laurent Godart qui propose de (re)créer des conditions favorables aux rencontres durables entre plusieurs entreprises implantées sur le même territoire afin d’imaginer et concevoir des dispositifs associant conception originale et production responsable, à partir de ressources issues du réemploi de matériaux.
Laurent Godart envisage le design sous forme de rencontres et d’échanges engendrant des métissages. Ces derniers favorisent l’émergence de typologies ouvertes et inédites, la circulation d’idées et des savoir-faire techniques.
Après ses dix premières années de vie professionnelle principalement consacrées à des projets de commandes en design global, il s’engage dans une décroissance et ré-interroge les racines de sa pratique. Il se consacre à une variété de projets co-construits où le « faire » et les inter- connaissances croisent l’artisanat, la pédagogie, l’innovation sociale et l’écologie.
Il fait partie du collectif “En Lien” avec Sophie Larger qui propose de (re)créer des conditions favorables aux rencontres durables entre plusieurs entreprises implantées sur le même territoire afin d’imaginer et concevoir des dispositifs associant conception originale et production responsable, à partir de ressources issues du réemploi de matériaux..
Ianis Lallemand est designer, enseignant et chercheur. Ses travaux explorent l’impact du numérique sur les modes de production contemporains, au croisement de problématiques liées aux matériaux, à la conception paramétrique et à la fabrication numérique et robotisée.
Membre du groupe de designers et d’architecte Co-de-iT, il est actuellement enseignant à l’École supérieure d’art et de design TALM-Le Mans, chercheur associé à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et consultant indépendant en design.
Felix Agid est architecte. Il a cofondé EZCT Architecture & Design Research en 2000, et depuis NEA Architects et XtreeE (société d’impression 3D à grande échelle). Dans ces activités, Felix Agid interroge l’imbrication des technologies sur les moyens de productions de biens, d’environnements et de savoirs. À l’ESAD TALM-Le Mans, Felix Agid a créé en 2012 avec Christian Morin le programme de recherche Synthetic et en 2018 la mention au grade master Design Computationnel & Mécatronique, qu’il coordonne.
EZCT a dès sa création conjugué son réalisme politique et épistémologique avec une approche esthétique volontairement non réaliste, visant à analyser les transformations du monde associées à la révolution computationnelle.
Christophe Bardin est docteur en histoire de l’art (Nancy 2, 2002). – Historien des arts décoratifs des 19e et 20e siècles, du design et des industries d’art et du verre comme matériau artistique.
Maître de conférences à l’Université Paul-Verlaine de Metz, membre du Centre de recherche sur les médiations, CREM, ÉA 3476 (en 2011).
Professeur en histoire de l’art/design à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne (en 2015).
Après l’obtention de son diplôme d’ingénieur en 2002, Jenny Faucheu a rejoint le National Institute of Standards and Technology (NIST, Gaithersburg MD) pendant deux ans et a étudié le vieillissement de composites à matrice polymères. De retour en France en 2005, elle a soutenu en 2008 un doctorat en science des matériaux à l’INSA de Lyon sur les relations structure-propriétés dans les nanocomposites élaborés par voie latex. En 2009, elle a été recrutée à Mines Saint-Etienne en tant qu’enseignant-chercheur.
Ses recherches portent sur l’interface entre la science des matériaux et la conception de produits centrée sur l’utilisateur, couvrant le développement de nouveaux matériaux pour les industries créatives, la perception des matériaux et les matériaux intelligents. Ses activités d’enseignement portent sur le design industriel et la conception.









